Bruxelles

Jeudi 26 décembre 2015

Dans le doute quant à savoir si nous pourrions partir ou pas, nous achetons nos billets in extremis 4 jours avant le départ. Optant pour une date proche du 31 décembre, nous trouvons des tickets au prix acceptable de 690€. Pour peu qu'on aurait eu un peu plus de patience, il y avait encore des prix aux alentours de 480€ mais dans ce cas, le trajet passait de 15 à 55 heures.
Un visa n'est pas requis pour le Sri Lanka, mais au même titre que pour voyager aux Etats Unis, une autorisation de voyage (ETA) est nécessaire. Elle peut être obtenue en ligne à l'adresse suivante: http://www.eta.gov.lk . Le prix est de 30$ par personne, l'autorisation est confirmée ou pas endéans les 24 heures.


Nous nous envolons, jeudi 31 décembre 2015, à l'heure où la plupart d'entre vous serez sur le point d'entamer le réveillon de nouvel an.  A 1:05  (00:05 heure belge), nous devrions décoller pour Colombo après une petite escale de 2 heures à l'aéroport Ataturk d'Istanbul.



L’excitation du départ n’a duré qu’un court moment "Message hors contexte destiné aux proche :-)"

Jeudi 31 Décembre 2015, 16:30.

Check-in à l’aéroport de Bruxelles National, direction terminal B et arrêt au Starbucks comme d’hab. Au boarding nous commençons à déchanter, notre vol est reporté de 18h30 à 22h15.
Bon, l’aéroport est à 15 minutes de chez nous en voiture, mais en taxi c’est tout de même 35€ par trajet… on reste donc à l’aéroport.
Au fil des heures, on apprend qu’il y a des chutes de neige importante à Istanbul et que près de 300 vols ont dû être annulés. Qu’en sera t-il de notre correspondance avec Colombo?
Nous recevons des bons d’une valeur de 15€ par personne auxquels viennent s’en ajouter deux autres, distribués par erreur. On a donc l’équivalent de 60€ en voucher pour diner. 
Entre temps, nous apprenons que notre avion à pu décoller d’Istanbul, il est annoncé à Bruxelles pour 23h15. L’aéroport est pratiquement désert, une quarantaine de passagers, compagnons d’infortune, attendent pour embarquer.

Hall de l'aéroport de Bruxelles National, 21:00.
C’est peu, mais rare sont les fous à avoir décidé de passer la nuit du nouvel an dans les airs.
Nos 60€ de bon en poche nous arpentons l’aéroport à la recherche d’un endroit ou diner. Mais tout est fermé, nous trouvons, non sans mal, un coffee shop ouvert à l’étage des arrivés … pour arriver jusqu'ici, nous avons dû quitter le terminal B, repasser par la sécurité, se faire jeter du terminal A, …

Nous dépensons les 60 € gracieusement offerts par Turkish Airlines et repartons avec deux grands sacs remplis de croissants, muffins, biscuits … etc.
Fréquentant les aéroports, et celui-ci en particulier, toute l’année durant, on sais exactement ou s’installent les sans domicile fixe, la nuit tombée. Regroupés au quatrième étage, ils s'apprêtent à fêter la nuit du nouvel an. Nous leur offrons ces douceurs en leur souhaitant une bonne année. La solidarité n’est pas un vain mot pour ces gens, restant quelques minutes à leur côté, nous constatons que tout est équitablement distribuée, et les retardataires ne sont pas oublié. 

On décolle, enfin, vers 23h30. En cours de vol, à cause d'une météo exécrables sur Istanbul, nous sommes informés que l’avion est détourné sur Antalya ... 800 km plus au sud!

Le pilote nous souhaite une bonne année 2016
Nous franchissons le cap de minuit, le commandant de bord nous souhaite ses meilleurs voeux.

Nous atterrissons à Antalya, il est 4h15 (heure locale). Le commandant nous demande de patienter dans l’avion, 25 minutes, dans l’attente du feu vert pour reprendre les airs direction Istanbul. Ce feu vert ne vient pas, décidément rien ne nous est épargné. Nous sommes débarqué et parqué dans une aire de transit. Par chance on trouve un Starbucks encore ouvert, un petit café… tout est bon pour passer le temps. Nous sommes loin d’être les seuls naufragés du 31 décembre.
Une bonne heure s'écoule avant d'être appelé. On espère embarquer et s'envoler vers Istanbul mais il s’agit d’une illusion. On se retrouve sur le tarmac, en file indienne, non pas pour regagner l'avion mais pour récupérer nos bagages ... nous sommes transférés dans un hôtel d'Antalya dans l’attente d’une décision d’Istanbul.

Le passage de la douane pour poser le pied sur le sol Turque se fait sans encombre, du moins pour moi, Patricia quant à elle n’est pas autorisé à passer faute de visa!  On croit rêver, on va probablement se réveiller d’ici quelques minutes et être heureux de réaliser qu’il ne s’agissait que d’un cauchemar.

Mais non, le visa est indispensable, il nous coutera 30$ alors que finalement on a rien à faire ici. Une fois les formalités accomplies, on nous conduit dans le hall d’entrée de l’aéroport dans l’attente des bus qui nous conduirons à l’hotel. L’attente est interminable et il fait un froid de canard,  0 degré à l’extérieur. A chaque passage du policier en faction devant les portes automatiques, celle-ci s’ouvrent laissant pénétrer un vent glacial … tout le monde se plaint de ce foutoir, les esprits s’échauffent, certain perdent patience et en viennent aux mains.


Nous sympatisons avec Bernard, commandant de bord pour Turkish airlines, non c'est pas une blaque! Après des vacances de Noël en famille à Wavre, il retourne à Istambul ou il réside pour son boulot. Il est supposé prendre les commandes d'un vol Istambul-Genève di'ci quelques heures ... mais là, c'est compromis! ... nous sommes tous dans la même galère!
C’est 4 heures après l’atterrissage que l’on quitte enfin l’aéroport.  On a l'impression d'être un petit troupeau de moutons que l’on promène d’un coin à l’autre ... nous arrivons à destination, un hotel club d'Antalya, d’un kitch tout Oriental :-)

Nous sommes marqués, un bracelet bleu autour du poignet, prouvant notre qualité de résident de cet hotel all-inclusive.
On déjeune avec Bernard, qui vit une expérience qui ne le laisse pas indifférent. Il découvre une autre facette de sa compagnie.
Le ciel est bleu, notre chambre avec vue sur mer est plus que correct mais il fait froid, nous ne sommes pas équipé pour faire face à ce type de temps ... dites-moi qui se rend pas au Sri Lanka avec une doudoune? Dans ces conditions, on ne peut même pas envisager de s’aventurer dehors, c’est bien dommage.



On tue le temps comme on peut. Il fait aussi froid à l'intérieur qu'à l'extérieur ...  on se les cailles, le lobby est noir de monde, tous en duvets ou manteaux d’hiver. P... combien de temps on va se les geler ici? Sommes nous voués à passer la nuit à Antalya?  Repartirons nous à l’aéroport pour rallier Istanbul? Quand? Et quid de notre vol pour Colombo? aucune idée!  Comment allons-nous être informé? par qui? c'est le vague total ... Bernard quant à lui est entre les bras de Morphée.

Entre temps on apprend que la neige ne tombe plus sur d'Istanbul, mais ils rament pour redémarrer le traffic aérien. Il y a eu tellement de vols annulés que le tarmac est embouteillé … plusieurs heures seront probablement nécessaires pour revenir à la normale.
On est sur les genoux, voilà presque 24 heures que nous sommes en debout.

C’est par hasard, en passant devant la réception qu'on apprend qu’une liste est disponible avec le nom de ceux qui pourront monter dans un bus en direction de l’aéroport dans les minutes à venir. Incroyable! Nous montons à toute vitesse chercher nos sacs sans oublier d’informer Bernard qui n'est toujours pas sorti de sa chambre.

Nous arrivons finalement à Istanbul vers 19h30. Bernard, qui connait bien les lieux puisqu’il est de la maison, nous conduit à l’aéroport international. Il reste à s’enregistrer sur le prochain vol pour Colombo … en espérant qu’il y ait un vol disponible. Les guichets sont submergés, la file est longue de plusieurs dizaines de mètres. Il nous faudra plusieurs heures pour arriver au bout!

Heureusement Bernard, notre Saint Bernard, prend les choses en main. On se rend vers un autre comptoir d’enregistrement et arborant son badge de la Turkish Airlines demande à une employé, qui  se tourne les pouces, s’il est possible de nous enregistrer sur le prochain vol pour Colombo.

Banco! ça marche, quelques minutes plus tard nous déambulons dans l’aéroport, les cartes d’embarquement en poche.
Notre vol décolle à 00h05 … purée, 3 heures d’attente … qui ce transformerons rapidement en 5h30, le vol étant retardé e 2 heures et demie !

C'est long, très long ... c'est sous un froid glacial, -2 degré à l’extérieur, que nous montons à bord.
Le sol est couvert de neige, nous marchons prudemment , ce serait bête de se casser une « patte » :-)


Quelques minutes après le décollage, nous apprenons que ce vol fera escale à Malé, dans les Maldives.


What else ?

Colombo (648.034 habitants, la ville la plus peuplée du Sri Lanka)

Samedi 2 Janvier 2016


Nos vacances débutent avec 24h de retard pour les raisons longuement expliqués dans l'article précédent. Nous atterrissons vers 17h à Colombo et sautons immédiatement dans un taxi pour rallier notre hôtel réservé depuis Bruxelles. Il faut une bonne heure pour atteindre Colombo au départ de l'aéroport International Bandaranaike. Coût du taxi 2.700 LKR plus 300 LKR pour le péage pour autant que l'on opte pour l'option "Highway" ... pour ne pas l'avoir fait, nous vous conseillons vivement de le faire.
Nous avons réservé les deux premières nuitées au Renuka City Hotel, prix 75$ par nuit pour une chambre double. Bien nous en a pris de se retrouver dans un hôtel de ce niveau après ces deux jours de voyage plutôt chaotique. Il est clair que nous ne fréquenterons pas ce type d'hôtel tout au long de notre séjour.

Vers 20h nous partons à la recherche d'un endroit pour diner. Ce sera un restaurant situé dans l'hôtel Cinammon, un cinq étoiles. Heureusement, les prix du restaurant sont bien plus raisonnable que ceux des chambres. Le Chutneys offre une cuisine du sud de l'Inde. Au menu de ce soir, Kori Garlic Thalia (curry rouge). Nous rentrons à pied ...

Colombo, les premiers pas ...

Dimanche 3 Janvier 2016

Nous sommes très prêt de rater le petit déjeuner. 
Il est 10h30 lorsqu’on s’installe au bar de la piscine, réunion de crise pour préparer le voyage mais surtout trouver un moyen de locomotion.


Bus, train ou voiture, tel est la question! Nous avons une préférence pour les transports publiques, mais vu que cette année nous avons été contraint de revoir à la baisse l durée du séjour, on se dit que l’idéal serait la voiture mais sans aucune contrainte de réservation ou d’itinéraire définit à l’avance … en d’autres termes, on préfèrerait ne pas passer par une agence qui en général vend des packages.
On envoi plusieurs mails, on fait de recherches sur les forums et demandons au personnel de l’hôtel s’ils connaissent un privé disposant d’une voiture.
Nous les informons que nous sommes prêt à rencontrer d’éventuels candidats à partir de 19h.

Vers 12h30 nous sautons dans un tuk tuk direction la gare pour nous informer sur les horaires des trains.
Prix de la course, 250 LKR (1,6€), notre chauffeur est super sympa, très extraverti, il nous donne tout de suite quelques tuyaux pour se déplacer en toute sécurité à Colombo. 


Il nous dépose à la « Fort railway station » dans le quartier de Pettah. 
ça grouille de monde, pas évident de se faire entendre et les réponses sont sans nuance. Aucune réelle volonté de nous aider, ça doit aller vite.



A la sortie de la gare, nous voyons un panneau « Tourist Information Centre », nous rentrons histoire de compléter les données récoltées. L’employé est très disponible, il répond à nos question et prend très rapidement la direction des opérations. Sur base d’une idée d’itinéraire, il nous fait une proposition combinent train et voiture … mais surtout voiture.
On est très étonné qu’il fasse la part belle à la voiture alors qu’il est supposé nous informer sur les déplacements en train. Chemin faisant,nous apprenons qu’il a une petite agence, plusieurs voitures et un gesthouse à Kandy. Il nous propose un package, hébergement inclus pour deux personnes, 11 jours et 10 nuits au prix de 840€. Deux heures pour se décider car il doit partir pour Kandy en fin de soirée. Cette proposition ne nous emballe pas car elle implique de payer la totalité à l’avance et de réserver les hôtels. On doit juste s’assoir et se laisser conduire.

Histoire de prendre un peu de recul pour réfléchir, nous partons visiter les alentours.




Le quartier populaire et commerçant de Pettah


La mosquée Jami-Ul-Alfar.
Nous sommes dimanche, la majorité des magasins sont fermé.

Les premiers achats ...


La nuit tombe sur Colombo.

La Clock Tower (ancien phare)
Nous rentrons à l’hotel, il est 19h et une personne nous attend à la réception. Il dispose de deux voitures, ce n’est pas une agence et il est disponible. Nous faisons connaissance et entamons rapidement les négociations sur base d’un itinéraire très sommaire. Nous fixons nos conditions, liberté, flexibilité, disponibilité et kilométrage illimité. Nous arrivons à un accord, 90.000 LKR (575$) pour 12 jours (ce prix comprend la voiture, le chauffeur, ses repas et hébergements et bien entendu le carburant). L’itinéraire discuté pourra être revu en cours de route et le kilométrage fixé à 1.800km, dernier point de désaccord, est supprimé … il sera illimité mais on s’engage à être raisonnable. Nous partons demain matin à 8h00.
Nous ne sommes pas convaincu de notre, mais on espère que cela nous fera gagner du temps. La seule expérience de ce type (voiture plus chauffeur) remonte à plusieurs années au Myanmar, ce fut génial. Nous en avons gardé un souvenir impérissable.


Pour changer, nous retournons au resto d’hier soir, le Chutneys. Amateur de cuisine indienne, ce soir j’opte pour un Nadan Kochi Curry de la région du Kerala. Ensuite nous partons à pied vers le Galle face green (large espace vert longeant la mer) face à l’hôtel Taj, ou les Sri Lankais se retrouvent le week-end en famille. Nous reprenons un tuk tuk pour regagner l’hotel et boucler nos sacs.




De Colombo à Wilpattu

Lundi 4 Janvier 2016

A 8h nous quittons l’hôtel en compagnie de Nazeer. notre compagnons de route pour les 12 prochains jours. Il rentre juste d’un voyage de 9 jours avec des clients égyptiens. D’emblée il nous demande s’il est possible de retarder le départ d’une heure afin qu’il puisse aller acheter l’uniforme scolaire de son fils. Les rues sont embouteillées, c’est la fin des vacances, aujourd’hui c’est la rentrée des classes.

Aujourd'hui c'est la rentrée des classes.

Nous partons faire les boutiques, malheureusement il est bien trop tôt, les magasins sont fermés. Nazeer s’énerve, il est embêté vis à vis de nous. 
Ce n’est finalement que vers 10h qu’il arrive enfin à trouver ce qu’il cherchait … il est soulagé.
Nous passons chez lui, il est habite dans les faubourgs de Colombo, la soeur de son épouse et 3 de ses 4 enfants nous accueillent, sa femme est partie faire des courses avec le plus grand.

Il est bien 11h lorsqu’on se met en route, nous débutons notre voyage non sans lui communiquer les consignes d’usages qui devraient assurer une bonne collaboration: aucun arrêt dans ces endroits, restaurant, coffee shop et autre magasin ou s’arrêtent les bus et agences même si pour lui ça signifie faire une croix sur ses commissions, privilégier les adresses fréquentées par les locaux et sortir des sentiers battus.

Nous longeons la côte est, direction d’Hanuradhapura situé à  environ … km de Colombo. Nous avons du mal à comprendre l’anglais de Nazeer mais avec un peu de pratique on devrait pouvoir s’en sortir.

Le paysage est plutôt monotone, quant à la côte, rare sont les moments ou elle daigne se montrer.

Petit arrêt le long de la route pour se désaltérer.
Ici les noix de coco sont orange.
Le Sri Lanka est le pays des éléphants. Sur notre roue vers Hanuradhapura se trouve le parc national de Wilpattu, c’est le plus grand du Sri Lanka.


Dans ce parc se côtoient des éléphants, des léopards, des dins et une multitude d’oiseaux. Ceci dit, selon nos guides de voyage, la probabilité de voir un léopard est proche de zéro, mais peu importe, on se contenterait largement avec les éléphants.

Arrivé au parc, on s’informe sur les tarifs. L’entrée n’est pas donnée, environ 6.000 roupies. Je dis environ car nos interlocuteurs sont loin d’être précis. Nazeer intervient dans la conversation, il est très entreprenant, beaucoup trop à notre goût. 
A cela, il faut ajouter la jeep qui se loue à l’entrée du parc, 5.000 roupies pour le safari d’une demi journée.

Avant de s’acquitter de l’entrée, il faut trouver un logement dans les environs car le départ est prévu à 6h. On en visite un premier, Nazeer mène la conversation, 35$, ça les vaut pas. 
On rencontre une femme qui semble connaître les lieux, elle voyage avec son fils. On apprend qu’elle a fait le safari dans la matinée. C’est long, dit-elle, mais les paysages sont beau … quant aux animaux, pas d’éléphant, mais un léopard à la fin du trajet en quittant le parc national.
Elle loge pas loin, au « Tree House ». 

The tree house.
On va le visiter, et là, c’est le coup de foudre et le coup de marteau. Le coup de foudre car c’est très beau, soigné et avec des rizières comme toile de fond. 


Cerise sur le gâteau, nous sommes très bien reçu. Le coup de marteau, vous l’avez probablement  déjà compris, c’est le prix. Deux chambres juchées dans un arbre, prix: 100 et 160$ la nuit. Puis deux autres chambres au raz des pâquerettes, très grandes avec tout le confort, au prix de 11.000 roupies (65$).
On négocie, 9.000 roupies, le garçon appel son patron qui accepte notre proposition … cool. Sajaya, le jeune garçon qui gère la boutique, semble être aussi content que nous. Il nous offre café et thé comme signe de bienvenue. 

Notre chauffeur Nazeer.
Après s’être installé, on fait plus ample connaissance avec les lieux puis nous partons à la découverte des environs … Nazeer souhaite nous accompagner.
Sur le chemin nous rencontrons Sally, nous l’invitons à passer la soirée ensemble, diner à 19h. Nous informons Sajaya qui fait un bout de chemin avec nous. Nous suivons un petit chemin qui longe l’étang. On croise des locaux qui soit pêchent, soit se lave … la vie quotidienne en fin d’après midi.





Au retour, le cuisinier est au fourneau, ça sent déjà très bon. Sally et Mutong son fils de 6 ans sont déjà à table, ils jouent au UNO. L’endroit est très agréable mais infesté de moustiques. Sally qui est au bout de son voyage nous donne gracieusement de l’anti-moustique. Nous faisons une partie à quatre avant de diner. Après avoir vécu plusieurs années en Chine, ils ont regagnés leur terre natale, la Tasmanie. Après un voyage en groupe de deux semaines, ils sont venu passer quelques jours ici dans le parc. Sally a payé 30.000 roupies pour le trajet depuis Colombo, soit un tier de ce que nous coûte notre voiture pour 12 jours … ça sent l’arnaque.
Très bon diner, très belle soirée, on n’aurait pas pu rêver mieux. 

Vers 23h30 en regagnant notre chambre, nous tombons nez à nez avec deux filles qui viennent juste d’arriver. Elles arrivent de Colombo, 5 heures de route et pas mal de problèmes avec leur chauffeur d’un jour. Elles aimeraient également faire le safari, on leur propose de partager notre jeep.


Extinction des feux à 1h … il nous reste 4:30 de sommeil.

Wilpattu - Anuradhapura et ses ruines

Mardi 5 janvier 2016

Levé 5h00, notre jeep se pointe à 6h précise, tout comme celle de nos voisine. Impossible de partager la jeep, Sajaya et ses compères ont été plus rapide que nous … il y avait plus que probablement une commission à la clé.
Nazeer est également de la partie, décidément c’est un vrai pot de colle, c’est sa première fois dans ce parc.
La durée du safari est de 4 heures, même si ce ne sera pas notre première fois, nous sommes excité à l’idée de voir des éléphants. Ce parc est connu pour la présence de léopards mais aura t-on la même chance que Sally la veille. On sait par expérience que quel que soit le parc, il est très difficile de les voir … wait and see.
Nous sommes pas les seuls à arpenter les pistes, les jeeps se suivent à une distance respectable.


Au bout de 2 heures, la moisson est plutôt maigre: quelques dins, des paons, étonnant, certain posés sur les arbres et enfin des oiseaux, il vrai très beaux. Pas de pachyderme, même pas un petit bout de trompe à se mettre sous la dent. 








Nous faisons une halte pour pic-niquer dans une aire prévue à cet effet, occupée par un groupe de singes à l’affût de la moindre nourriture.
Nous ne sommes pas les seuls, loin de là. Ce type de safari attire beaucoup de monde. On essaye d’échanger quelques mots avec un couple très discret, arrivé hier soir. Ils logent dans la chambre la plus chère, 160$ la nuit, situé au sommet d’un arbre. Nous apprenons qu’ils vivent au sultana d’Oman. Ils sont à ce point à l’écart qu’ils font le safari à bord de leur propre véhicule, un 4x4 noir les vitres fumées, conduite par leur chauffeur duquel ils sont tout aussi distant. Quelques minutes plus tard arrivent nos deux amies du Bangladesh, la discussion est bien plus animée. L’une est espagnole, l’autre bengali. Elles travaillent dans la même société située au Bangladesh.
Nous reprenons la route, nous roulons encore deux heures, transbahuté dans cette jeep. Nous atteignons la fin du parcours avec un bilan qui est resté tout aussi maigre. Pas d’éléphant, aucun léopard … les guides avaient raison … sic. De retour au guesthouse, Sajaya nous accueil avec un grand verre de jus de papaye. On prépare nos sacs, et reprenons la route.

Nos routes se séparent ici, nos copines du Bangladesh partent sur les plages de la côte est.

A défaut de léopard ...



Notre prochaine destination, Anuradhapura et ses ruines, située à une trentaine de km.



Photo prise avec l'accord des autorité militaire ... on ne se moque pas, nous ne sommes pas à Disney world  :-)

Sri Lanka Army Corps.

Le stupa Mirisavetiya Rajamaha, battit au 2ème siècle Av.JC.

Anuradhapura et ses ruines, fondée par Devànampiya Tissa fut la capitale du Sri Lanka du IV ème siècle av. J.C. jusqu’au X ème siècle ap. J.-C.
Ce site compte parmi les plus important d’Asie du sud-est. En d’autres termes, c’est un passage obligé. Certains temples sont encore en activité, des cérémonies sont régulièrement organisées. 

Les ruines couvrent une vaste superficie, on ne sait pas vraiment par ou commencer. Nazeer prétend connaître l’endroit puisqu’il y est déjà venu à plusieurs reprises avec des clients, ça nous rassure.
La visite se fait soit à pied (plutôt challenging), soit à vélo ou alors en tuk tuk. Ce dernier est le moyen de locomotion idéal (si on arrive à négocier un prix correct) car les chauffeurs connaissant très bien l’endroit, peuvent rapidement conduire leur client d’un monument à l’autre. Nazeer insiste pour le faire en voiture, il nous conduira de site en site … on accepte. 

Le début est un peu chaotique, on se rend rapidement compte qu’il a du mal à trouver son chemin. C’est un peu par hasard et surtout avec l’aide des locaux qu’on tombe sur le Sri Maha Bodhi Tree  qui se trouve être parmi le peu de site qui ne font pas partie du pass délivré à l’entrée principale.
L’accès à ce dernier se paye sur place.

L'endroit le plus sacré de la ville, le Sri Maha Bodhiya. L'entré se paye sur place, 200 Rs. par personne. Il inclus également la visite du musée.

Le Sri Maha Bodhi Tree abritant l'arbre le plus vieux du monde (planté en 249 BC..



Pour la suite de la visite, nous prenons les choses en main et arrivons, non sans mal, à convaincre Nazeer d'aller jusqu'à l'entrée principale, là ou se trouve le musée archéologique, pour acheter un pass car les amendes sont paraît-il corsée, et d'autre part pour glaner quelques information. Il va s'en dire qu'il est vexé. Alors que nous achetons nos tickets d'entrée, Nazeer s'informe à propos des sites, il reçoit une liste des endroits à visiter ... tiens tiens, il nous avait dis bien connaître les lieux!
Le prix du ticket est de 3.500 Rs. par personne (25$), c'est pas donné.

Ayant pris pas mal de retard avec toutes ce tergiversations, nous décidons malgré tout de faire une visite rapide du musée. Une jeune fille en sari, très élégante, nous montre les pièces les plus importante, plusieurs sculptures, oeuvres d'art et autres objets du quotidien provenant des environs et même d'autres endroits du Sri Lanka.

Voici quelques photos de ce site historique inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, histoire de vous faire une idée sur le site et ses splendeur. Malheureusement il fait couvert.


















Le rituel des chaussures ... une donation est appréciée au moment de les récupérer





Le pass est demandé à plusieurs reprises, à chaque fois un coupon est détaché.

En quittant le site, nous passons par une école bouddhiste.
Sri Sarananda Maha Piriwenaand Sri Gunarathana Pilgrim's rest.


Un dernier pour la route :-)

Isurumuniya Raja Maha Vihara, ne fait pas partie du pass, 200 Rs. pa personne (1,4$).

Isurumuniya Raja Maha Vihara au sommet duquel on  jouit d'une belle vue sur les environ.

Il faut savoir que selon le positionnement des pied du Bouddha couché, on  peut en déduire s'il dort ou s'il est mort. La position avec les pieds joints au même niveau (comme ci-dessous) signifie qu'il  dort, s'ils sont légèrement décalés c'est qu'il est mort.



Il est trop tard pour continuer la route, nous décidons de passer la nuit à Anuradhapura.
Nazeer connait un endroit un peu à l'écart de la ville, il y a de la tension dans l'air ... nous partons voir.

Nous arrivons à l'hotel Shalini ... le terme guesthouse pour ce type d'établissement conviendrait mieux. On a du mal avec l'approche de Nazeer qui est d'attaquer la conversation en Sri Lankais, qu'est ce qu'ils peuvent bien se dire! Je m'interpose et prend la main.
Dur dur de négocier, on est bloqué à 6.000 Rs., on part voir ailleurs mais pour revenir quelques minutes plus tard. Nous logeons là. Le gérant ne nous plait pas, il est arrogant, la chambre ne vaut pas ce prix. 42$, c'est exagéré.

On dine sur place, un curry sri lankais pour moi et des nouilles sautées pour Patricia.
Le gérant est au petit soins,  nous discutons longuement ensemble et sommes bien obligé de revoir notre jugement. On en profite également pour parler de l'attitude de Nazeer qu'il ne connait pas bien.

Si l'hébergement un cher, ce n'est pas le cas de la nourriture. Prix de ce menu, un véritable festin: 950 Rs.  (6$).Un coca coûte 150 Rs. (1$), quand au café, une grande cafetière, 400 Rs. (2,7$).